Contact
17-11-2022

Croquer la vie à pleine dents

Partager

Rencontre avec Monique Subira, une bénéficiaire à la joie de vivre communicative !

Dans sa maison d’Ambarès et Lagrave, Monique nous accueille tout sourire avec son auxiliaire de vie Sylwia et la maîtresse des lieux, Lilou, sa chatte. Très vite, la joie de vivre communicative de ces deux femmes nous interpelle. Elles sont arrivées chez ALOÏS en même temps, il y a 2 ans et ne se sont plus quittées. L’une et l’autre prennent plaisir à se balader ensemble, tout en partageant des anecdotes de leur jeunesse. Monique ne manque d’ailleurs aucune occasion de nous rappeler qu’elle a croqué la vie à pleines dents et continue d’en profiter autant que possible. Touchée depuis quelques années par une sclérose en plaques douloureuse qui affecte son quotidien et son autonomie, ce handicap ne l’empêche pas de continuer à sortir et s’ouvrir aux autres.
Impossible donc de manquer le rendez-vous hebdomadaire du vendredi pour se rendre au marché. C’est l’occasion de discuter avec le voisinage, de profiter du soleil (sans oublier la casquette !) et de boire un café en contemplant la nature : « Jamais de sucre, tout le monde le sait ! ». Monique nous dresse aussi une longue liste des activités qu’elle a pu faire ces derniers mois : visite au Jardin Public, cinéma, découverte du Musée Mer Marine avec ALOÏS, exploration du quartier des Capucins et de la place Saint-Michel et bien sûr le zoo. D’ailleurs, les yeux de Monique pétillent immédiatement lorsqu’elle évoque cette dernière destination : « Je veux y retourner pour voir mon tigre » ! Une déclaration qui en dit long sur l’amour que porte Monique aux animaux. Entourée d’une chatte et de deux brebis, « mes copines » comme elle les appelle, cette bénéficiaire au large sourire consacre une bonne partie de son temps à prendre soin de ces bêtes. Les deux brebis sont actuellement en pleine tonte. Monique attend leur retour avec impatience et leur a déjà préparé du bon maïs pour les gâter.
Fêtarde dans l’âme, Monique continue de se rendre à quelques concerts précisant : « Avant j’allais plutôt en boite de nuit ». Elle ne raterait pour rien au monde celui de Julien Clerc, son amour de toujours, (« un amour réciproque » précise-t-elle !). En effet, elle collectionne absolument tous ses albums. La musique fait partie intégrante de sa vie et son équipe l’a bien compris ! Joseph, son infirmier, la réveille d’ailleurs tous les matins en chanson. De quoi démarrer la journée de bonne humeur !
Son quotidien est bien rythmé par une équipe nombreuse et attentive : infirmiers et auxiliaires de vie la chouchoutent particulièrement, mais elle peut aussi compter sur sa coiffeuse et son esthéticienne. Sa famille est également très présente avec une cousine et un fils, ambulancier, qui vient la voir très régulièrement. Ils échangent alors sourires mais aussi glaces ! Monique adore la bonne cuisine, et avoue volontiers son péché mignon : les bons fromages !
Monique évoque aussi son mari qu’elle a tant aimé. Décédé d’un cancer brutalement, c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle nous parle de cette vie à deux si appréciée et regrettée. Elle s’est donc constitué avec le temps une autre famille dans laquelle les auxiliaires de vie ont trouvé leur place.
Sylwia, présente ce jour-là, nous raconte son arrivée en France, il y a plus de deux ans. Avec ses origines polonaises et un accent bien prononcé, Monique ne manque pas de la corriger pour lui apprendre à mieux parler notre langue. De la bienveillance, des rires et beaucoup de sincérité, c’est ce que nous retiendrons de ce duo attachant. Toutes deux nous confient être très satisfaites de l’accompagnement assuré par ALOÏS. « ALOÏS trouve toujours une solution : si je suis malade, par exemple, il y aura toujours quelqu’un auprès de Monique. » nous confie Sylwia. Même constat pour Monique qui insiste sur la réactivité et disponibilité des équipes d’ALOÏS.
Cet échange chargé d’émotions, avec de beaux souvenirs partagés, se termine par la prise d’une photo pleine de sourires. Apprêtée, maquillée, coquette, Monique n’aurait pour rien au monde manqué d’immortaliser ce moment si important et joliment fleuri.

Retour au journal